Tohu Bohu à propos de « Tralalala »

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La myriade d’invités sur ce quatrième disque de Chel laisse présager d’une certaine orchestration et d’une grande musicalité. Car si Chel dénomme un projet solo, celui de Michel Claudic, le Nantais sait s’entourer pour étoffer ses compositions adressées aux plus petits. Parmi les convives, Philippe Crochet de Bouskidou, Fred Praud des Poussins Phoniques, Bruno Blandy de Rekupertou, Cédric Goyat de feu Les Frères Léon, pour ne citer qu’eux, des habitués du registre « jeune public ».

Mais au-delà de cet assemblage de références dans le vaste univers de la musique pour enfants, il faudra souligner la précieuse et excellente collaboration de Pascal Vandenblucke à l’accordéon et flûte traversière, collaboration qui apporte une touche musicale originale et vraiment clinquante. Pour qui, pourquoi, l’accordéon et la flûte portent très fort les chansons, donnent une certaine joie au répertoire, et une couleur entraînante.

Sur cette jolie et variée orchestration, les mots de Chel sonnent et résonnent. Entre sérieux et drôle, les textes de Chel en appellent à notre imaginaire comme à celui des marmots, témoignent d’une vraie poésie et d’un propos loin d’être infantilisant. Les parents, les animaux, le soleil, l’orage, la maison, autant de balises qui sauront émerveiller les petits, des univers portés de façon très positive par une musique encore une fois enjouée et heureuse qui font se rejoindre et fusionner le reggae, le rock, la chanson guinguette, des sonorités cosmopolites…

Chel, qui par ailleurs est l’auteur de l’illustration de la pochette, garde son grain de voix tremblant, profond et juste, souvent accompagné là aussi par des choeurs à commencer par celui de Sofia Miguélez, très brillant. Un très beau disque qui arrive en ce mois de décembre à point nommé…

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Le Blog du Doigt dans l’Oeil à propos de « Voltiges »

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Coucou, c’est la rentrée… !
Et même depuis quelques jours, c’est l’automne, la lumière enfuie.
Pour la retrouver, je remonte le temps.
Retour sur le mois qui précède l’été 2016, un petit album qui naît – un rendez-vous – qui offre l’été indien… et la chaleur.

C’est le troisième volet des chansons bizarres, bazar, du zarbi zigomar et c’est pas du rock pour enfants. Ce sont des chansons qui portent les valeurs de leur auteur, permettent à l’auditeur de prendre de la hauteur… en toute simplicité.
C’est de la chanson, toute en poésie, portée par des musiciens exigeants : guitare, ukulélé, basse, accordéon, batterie, tapan.

L’univers est reconnaissable aux premières notes, à la voix qui déboule vite et que les enfants identifient instantanément : c’est Chel !

Oui.
C’est Chel. Et dans sa valise, la faune qui n’a jamais été si diverse, le bestiaire merveilleux, les individus bizarres.

Comme dans les deux albums précédents Bazar Bizarre et Les petits pois sont rouges, on trouve des morceaux très courts, sorte de comptines, qui parlent aux plus petits, font rire ou sourire les plus grands. C’est le moment de reprendre les mots, les mélodies et de partager le moment :
« Ah, si j’étais un ogre », « Si tu poses ton pouce sur le nez ».

Ces deux courts morceaux sont accompagnés de cinq autres, plus longs, recensés officiellement sur la pochette :

« Au Zoo Zazou »

« T Ki Toa ? »

« Pacha, mon chat »

« Tralala, là »

« Voltiges »

(comme si les autres morceaux ne comptaient pas… ? pas d’accord avec ça, moi… copain Chel…).

voltiges

Les mots, les instruments, les notes…
Alors on se laisse entraîner, car Chel joue, saltimbanque, jongle avec les mots, avec les sons.

Le premier morceau, par exemple… ?
Dans un parc, un kiosque à musique, des animaux, des z’animaux, dézanimo, un drôle d’orchestre :

« Y a l’hippopotame qui tapote son tam-tam
Il y a le vieux lion qui fait grincer son violon
Y a un fier guépard grattant sur sa guitare
Et un caméléon qui s’accorde à l’accordéon…
(…)
Au Zoo Zazou, plus on est on est d’fous, plus on joue…
(…)
Au Zoo Zazou, y a d’la musique partout,
Si tu ne sais pas en faire, t’as qu’à remuer ton derrière… »

La piste quatre, « Tralala, là » :
longue description de « dans ma maison »… De pièce en pièce, d’objets personnifiés en z’animaux… partout, partout dans des endroits hétéroclites, sans oublier le message essentiel, le refrain :

« Faut s’enlacer
Si le monde à la dérive
Sans se lasser de ces étreintes-là

Il faut chanter
Tout l’été, quoi qu’il arrive
Et puis danser dans tout ce tralala, là… »

C’est festif… de la fête venue tout droit de l’enfance.
Et puis c’est doux, c’est émouvant, lorsque Chel s’adresse à l’enfant.

Une chanson de geste, un conseil à l’enfant :

« Si tu poses ton pouce sur le nez
Et que tu lèves tes doigts au ciel
(…)
Tu peux de la bouche grimacer
Et la langue tirer de plus belle
Parfait, te voilà paré(e)
De la grimace universelle… »

Conseil à l’enfant, conseil aux grands… ?

L’envol, l’aile, la voltige, les voltiges…
dernier morceau (et l’on pense à « M’envoler » du deuxième album…).
A l’adresse des enfants, en direction (avec un clin d’œil) des plus grands, une attitude, un positionnement face au monde, un pas de côté, un décalage pour vivre au mieux…
Pas l’innocence, ni la naïveté, mais le parti pris du bonheur quand même…

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Les disques sont à découvrir là… : Chansons en écoute.

N’oublions pas, toutefois… – pour la conservation de l’espèce malmenée (artistes en tous genres)
que le mieux, c’est de les acheter…

Hum Toks / E.5131 / Eric SABA

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La Nouvelle République 26/04/2012

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Une nouvelle fois, le jeune public accompagné de parents et grands-parents a envahi l’espace Jean-Cocteau pour assister au concert donné par Chel et son Bazar bizarre.

Dès l’ouverture du spectacle, le ton est donné. Sur la scène colorée à souhait, avec un bel arbre à fleurs, des champignons multicolores et un bel épouvantail ont pris place les musiciens du groupe : Chel (guitare et interprète), Armand (chœurs, batterie et accordéon), Pascal (chœurs, clavier, flûte, accordéon), Geoffroy (trompette, contrebasse) et Laetitia (danses et langue des signes).

Chel débute par un festival d’onomatopées et de borborygmes qui provoquent déjà les rires des enfants.
Puis, la musique prend le dessus et c’est parti avec une « petite tomate ronde comme une patate qui se lavait les pieds… »

Les thèmes champêtres vont alors se poursuivre sur des musiques allant de la valse bavaroise aux rythmes latins et aux musiques actuelles avec Tom le jardinier, l’épouvantail, les oiseaux, etc.
Avec les oiseaux qui s’envolent, le spectacle requiert de plus en plus souvent la participation du jeune public qui va alors s’en donner à cœur joie.

On va rencontrer, les abeilles, un magicien, un pirate, Armand le jongleur, une vache, etc. Autant d’occasions pour les enfants de se manifester par les cris et les rires, jusqu’au final qui verra Chel descendre de scène pour un concours de sauts au milieu de tous les enfants.

Un concert plein de soleil, de joies et de rires, qui a fait du bien à tous, au milieu d’un après-midi d’avril grisâtre, venteux et, surtout, pluvieux !

La Nouvelle République 26/04/2012

Presse Océan 30/05/2011

Un pétillant Chel

"Les petits pois sont rouges" : tel est le titre de son nouvel album bourré de pépites pour les petits. "Hé dis donc Dédé / As·tu mon doudou pour faire dodo ?" C’est vrai ça quoi. Où est·il ce Doudou ? Paraît qu’il est carapaté tout seul, qu’il a filé à l’anglaise. Dieu sait où. Oui sait d’ailleurs ? Chel, lui, a la réponse. Lui
qui a pondu cette jolie phrase, départ d’une chanson lumineuse - et d’un album heureux - une valse en fait, à laquelle votre bambin ne résistera pas. C’est du tout frais, du tout chaud comme le bon pain, du pétillant comme les bulles de l’eau qui pique.

« J’avais envie de laisser une trace à ma fille », déclare Chel

Chel un quadra épanoui, on le connaît depuis, disons, belle lurette. L’artiste a tracé sa route, contre vents et marées, tout en sifflotant, façon Monsieur Hulot, dans les rues de Nantes.

Là on le sent bien, ravi de présenter ce bel objet - "c’est l’album de ma vie" - qu’il a imaginé de A à Z avec sa guitare, ses petits bras combatifs et son poing toujours serré contre les gros machos de ce monde.

Le grand enfant qu’il est offre donc cette galette inédite "Les petits pois sont rouges" aux petits sans négliger les grands. Car c’est là qu’il est fort, le bougre. Il ne se contente pas de lâcher des mots sans queue ni tête mais prend un plaisir certain à raconter de belles petites histoires. "Je fais attention que le verbiage soit compréhensible", assure l’artiste qui, pour revenir à ce "doudou" égaré, sait aussi garder les choses, les faire mûrir.

"La première phrase de cette chanson, je la disais à Enora, ma fille, quand elle avait deux-trois ans. Je l’avais conservée. L’inspiration ce rien d’autre que dans la vie de papa qu’elle me vient. Tu observes, tu regardes ce qui se passe. Je pense par exemple à Mano, mon poisson rouge. Il buvait l’eau du bocal, il est devenu blanc."

Ce disque, c’est aussi "parce que j’avais envie de laisser une trace à ma fille", confie Chel. Il a fait mieux en la faisant chanter sur cet opus.

Stéphane PAJOT

Ouest-France 08/03/2011

Chel sème des notes dans son Bazar Bizarre

Dans son jardin extraordinaire, le musicien jardinier Chel se met à la hauteur des pas plus hauts que trois pommes pour leur raconter des histoires. Le jardin, c’est un poétique bric-à-brac où l’on trouve une tomate anarchiste, un jardinier qui parle à ses salades, Marguerite la pâquerette Brigitte la vache, et même une poule. Mais oui, une poule, une vraie !

Chel prend les spectateurs en herbe par la main pour leur jouer sa musique, entre poésie et drôlerie, sème ses mélodies jazzy, reggae ou swing, toujours avec la main verte et chaleureuse. Il chante, joue de la guitare, du ukulélé et du cajon, mais ne sème pas ses notes en solitaire. Il est accompagné d’une grosse légume, Armand Placet au chant, accordéon et batterie, et de la belle plante Laëtitia Tual, danseuse des signes... Dimanche, il sera accompagné de deux autres musiciens, le trompettiste Geoffroy Tamisier, et Pascal Vandelbucke à la flûte, accordéon et clavier. Ce Bazar Bizarre s’installe dans la salle Vasse jusqu’à vendredi.